CSE-001-M01-Mise en place et périmètre du CSE
📚 Introduction
💼 Le comité social et économique (CSE) est au cœur du dialogue social dans l’entreprise. Sa mise en place, son périmètre d’intervention et ses modalités de fonctionnement conditionnent directement la qualité de la représentation des salariés et la sécurité juridique de l’employeur. Comprendre ce cadre général est indispensable pour exercer efficacement un mandat d’élu ou piloter les relations sociales.
📐 Ce module propose une vision structurée des règles qui encadrent l’obligation de créer un CSE, le calcul des effectifs, le choix du niveau pertinent d’implantation et les dispositifs complémentaires possibles. Il met en lumière les grands repères à maîtriser pour adapter l’instance à la réalité de chaque organisation, qu’il s’agisse d’une entreprise unique, d’un groupe, d’un réseau multi-sites ou d’un site partagé entre plusieurs employeurs.
🎯 L’objectif est de donner aux acteurs du dialogue social les clés de lecture nécessaires pour identifier rapidement les obligations applicables, sécuriser leurs décisions et anticiper les situations sensibles. À partir de cette base, ils pourront ensuite mobiliser les textes, la jurisprudence et les accords collectifs de manière plus ciblée et plus opérationnelle.
🎯 Objectifs
💡 Identifier les situations dans lesquelles la mise en place d’un CSE est juridiquement obligatoire
💡 Distinguer les principaux types d’employeurs et de structures concernés par le CSE
💡 Comprendre l’impact des seuils d’effectif sur les obligations de représentation du personnel
💡 Apprécier les différents périmètres possibles d’implantation du CSE et leurs enjeux
💡 Repérer les dispositifs complémentaires permettant d’adapter la représentation aux organisations complexes
📋 Plan du module
1. Principes fondamentaux et champ d’application du CSE
2. Critères liés à l’employeur
3. Critères d’effectif et seuils légaux
4. Périmètre du CSE : entreprise, établissements et UES
5. CSE interentreprises et représentants de proximité
6. Synthèse générale et points de vigilance
7. Quiz final d’évaluation
🔍 Avant d’aborder les aspects pratiques, il convient de bien comprendre les principes fondamentaux et le champ d’application du comité social et économique (CSE). La maîtrise de ce cadre général permet de situer le rôle du CSE et d’agir en toute légitimité, quelle que soit la taille de l’entreprise.
🏛️ Cette vision globale constitue le socle sur lequel reposent les actions du CSE.
📜 Les principes fondamentaux du CSE garantissent une représentation efficace des salariés et la protection de leurs droits au sein de l’entreprise :
🔹 Défense des droits des salariés : le CSE veille à la protection et à la promotion des droits des salariés dans l’entreprise
🔹 Représentation obligatoire dans les entreprises concernées : la présence du CSE est imposée par la loi dans les entreprises répondant à certains critères d’effectif
🔹 Dialogue social entre employeur et salariés : le CSE favorise la communication et la négociation entre la direction et les salariés
🔹 Respect de l’égalité et de la non-discrimination : le CSE s’assure que tous les salariés sont traités de manière équitable, sans distinction ni discrimination
⚖️ Soc., 3 mars 1988, n° 86-60.507 : les lois relatives à la représentation des salariés et à la défense de leurs droits et intérêts sont des lois de police s’imposant à toutes les entreprises et organismes assimilés qui exercent leur activité en France et qui sont dès lors tenus de mettre en place les institutions qu’elles prévoient à tous les niveaux des secteurs de production situés sur le territoire national.
⚡ En d’autres termes, une « loi de police » correspond à une règle impérative qui s’applique à toutes les entreprises exerçant une activité sur le territoire français, indépendamment de leur nationalité. Cela signifie que toute entreprise opérant en France doit respecter ces obligations, même si son siège social est situé à l’étranger.
💼 L’employeur doit respecter plusieurs obligations générales en ce qui concerne le CSE :
🔹 Mettre en place un CSE dès que le seuil d’effectif est atteint
🔹 Garantir le respect des droits des représentants du personnel
🔹 Assurer la tenue régulière des réunions du CSE
🔹 Faciliter l’accès à l’information et à la formation pour les élus
📖 Le Code du travail (CT) regroupe l’ensemble des règles applicables au CSE, notamment dans ses articles L. 2311-1 et suivants.
⚖️ La jurisprudence, en particulier les arrêts de la Cour de cassation (Soc., 3 mars 1988, n° 86-60.507), précise l’interprétation de ces règles.
📝 Enfin, les circulaires administratives apportent des indications pratiques sur leurs modalités d’application.
📌 Une entreprise étrangère qui emploie des salariés en France doit mettre en place un CSE pour ces salariés
📌 Une société française disposant d’établissements dans plusieurs régions doit instaurer un CSE dans chaque établissement concerné
📌 Des salariés détachés temporairement en France par une entreprise étrangère ne sont pas soumis à l’obligation de représentation, mais bénéficient de certains droits spécifiques
📌 Une entreprise française employant des salariés à l’étranger ne doit mettre en place des institutions représentatives à l’étranger que si la législation locale ou des accords le prévoient
💭 Dans les situations suivantes, une institution représentative doit-elle obligatoirement être mise en place ?
Une société étrangère emploie 15 salariés en France
A. Oui, un CSE doit être mis en place
B. Non, car le siège est à l’étranger
C. Uniquement si la législation du pays d’origine le prévoit
D. Seulement si les salariés le demandent
✅ Réponse correcte : A. Oui, un CSE doit être mis en place
💡 Explication : CT, art. L. 2311-1 : toute entreprise employant au moins 11 salariés en France doit mettre en place un CSE, quelle que soit la nationalité de la société, dès lors qu’elle a des salariés sur le territoire français.
Une entreprise française emploie 20 salariés uniquement à l’étranger
A. Oui, obligation de CSE en France
B. Non, pas d’obligation de CSE en France
C. Obligation selon le pays d’accueil
D. Obligation mixte France-étranger
✅ Réponse correcte : B. Non, pas d’obligation de CSE en France
💡 Explication : CT, art. L. 2311-1 : les salariés employés uniquement à l’étranger ne sont pas pris en compte pour l’effectif déclenchant l’obligation de mettre en place un CSE en France.
Une société française possède deux établissements en France, chacun avec 12 salariés
A. Un seul CSE pour l’ensemble
B. Un CSE par établissement
C. Un CSE par établissement + un CSE central si l’effectif total dépasse 50
D. Aucun CSE nécessaire
✅ Réponse correcte : C. Un CSE par établissement + un CSE central si l’effectif total dépasse 50
💡 Explication : CT, art. L. 2313-1 : si chaque établissement atteint le seuil de 11 salariés, un CSE doit être instauré dans chacun d’eux. De plus, si l’effectif total de la société atteint 50 salariés, un CSE central d’entreprise devra également être mis en place.
✔️ Le CSE repose sur des principes de défense des droits et de représentation des salariés
✔️ Les lois de police s’appliquent à toutes les entreprises exerçant en France, quelle que soit leur origine
✔️ L’employeur doit mettre en place un CSE dès que les conditions sont réunies
✔️ Le Code du travail et la jurisprudence encadrent strictement le champ d’application du CSE
✔️ Des situations particulières existent pour les salariés détachés ou employés à l’étranger
La leçon suivante détaille les critères spécifiques liés à l’employeur pour la mise en place du CSE.
🔍 Pour les élus du comité social et économique (CSE), il convient de savoir précisément quels employeurs sont tenus de mettre en place un comité social et économique.
💼 Cette connaissance permet d’anticiper les obligations, d’éviter les erreurs et de garantir la représentation des salariés dans toutes les situations. Ce contenu clarifie les différents types d’employeurs concernés, en s’appuyant sur des exemples concrets.
📜 CT, art. L. 2111-1 et L. 2311-1 : la loi impose aux employeurs de droit privé certaines obligations concernant le CSE et les syndicats professionnels.
📋 Voici les catégories d’employeurs concernées :
🔹 Toutes les entreprises privées, quelle que soit leur activité
🔹 Les associations employant du personnel
🔹 Les sociétés civiles ou commerciales
🔹 Les professions libérales employant des salariés
⚖️ Les employeurs de droit public doivent appliquer les dispositions du Code du travail concernant le personnel employé sous contrat de droit privé (notamment les contractuels), en ce qui concerne les syndicats professionnels, sauf si des dispositions particulières du statut de ce personnel prévoient des règles équivalentes.
📜 Les règles du Code du travail relatives au CSE s’appliquent aux établissements publics à caractère industriel et commercial, ainsi qu’aux établissements publics administratifs employant du personnel sous contrat de droit privé.
⚠️ Toutefois, des adaptations peuvent être prévues par décrets en Conseil d’État, à condition d’assurer au moins les mêmes garanties aux salariés concernés.
📜 C. transp., art. L. 5543-2 et D. n° 2015-1674 du 15 déc. 2015 : dans les entreprises d’armement maritime, des délégués de bord doivent être mis en place sur tout navire comportant au moins 11 gens de mer inscrits sur la liste d’équipage.
📜 C. énergie, art. L. 161-6 : dans les entreprises électriques et gazières, les règles concernant les institutions représentatives du personnel s’appliquent sous les réserves et dans les conditions précisées par les articles R. 161-7 à R. 161-10 du Code de l’énergie.
📜 CT, art. L. 4111-4 ; C. minier, art. L. 180-1 et L. 192-1 à L. 192-35 : dans les entreprises et établissements relevant des mines, des carrières et de leurs dépendances, des délégués à la sécurité des ouvriers mineurs, appelés « délégués mineurs », surveillent les installations minières.
🏗️ Dans les entreprises du bâtiment et des travaux publics, pour les très grands chantiers, il est obligatoire de mettre en place un collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail.
⚠️ Les entreprises à haut risque industriel doivent mettre en place un comité interentreprises de santé et de sécurité au travail.
📌 Une entreprise de transport maritime qui emploie des marins doit mettre en place des délégués de bord dès lors que le navire compte au moins 11 membres d’équipage
📌 Une société d’énergie, telle qu’une entreprise d’électricité ou de gaz, applique les règles spécifiques du Code de l’énergie pour ses institutions représentatives
📌 Un établissement public industriel et commercial (EPIC) employant du personnel sous contrat de droit privé doit appliquer les règles du Code du travail, avec certaines adaptations prévues par décret
💭 Indiquer si un CSE ou une institution représentative équivalente doit être mis en place :
❓ Une PME privée de 20 salariés
A. Oui, un CSE doit être mis en place
B. Non, le seuil n’est pas atteint
C. Uniquement sur demande des salariés
D. Uniquement si convention collective
✅ Réponse correcte : A. Oui, un CSE doit être mis en place
💡 Explication : Elle est obligatoire dans les entreprises d’au moins 11 salariés. La PME privée de 20 salariés dépasse ce seuil, donc l’employeur doit organiser l’élection du CSE.
❓ Une mairie employant uniquement des fonctionnaires
A. Oui, un CSE
B. Non, statut de la fonction publique
C. Uniquement pour les contractuels
D. CSE facultatif
✅ Réponse correcte : B. Non, statut de la fonction publique
💡 Explication : Les collectivités territoriales et leurs établissements publics administratifs relèvent du droit public et disposent d’institutions représentatives spécifiques prévues par le statut de la fonction publique territoriale.
❓ Une entreprise de BTP intervenant sur un très grand chantier
A. CSE classique uniquement
B. CSE + collège interentreprises possible
C. Aucune obligation spécifique
D. Uniquement inspection du travail
✅ Réponse correcte : B. CSE + collège interentreprises possible
💡 Explication : Un CSE doit être mis en place. De plus, pour les très grands chantiers, il peut être nécessaire de mettre en place un CSE d’établissement ou un CSE interentreprises si plusieurs entreprises interviennent sur le même site.
✔️ Tous les employeurs de droit privé sont soumis à l’obligation de mettre en place un CSE
✔️ Certains employeurs publics sont concernés pour leur personnel employé sous contrat de droit privé
✔️ Des secteurs spécifiques appliquent des règles particulières pour la représentation du personnel
✔️ Il est important d’identifier précisément la catégorie d’employeur afin d’appliquer la réglementation adéquate
La leçon suivante explique les critères d’effectif et les seuils légaux pour la mise en place du CSE.
🔍 Comprendre la méthode de calcul de l’effectif d’une entreprise et connaître les seuils légaux est fondamental pour déterminer si la mise en place d’un CSE est obligatoire.
⚖️ Ces règles précises permettent d’assurer l’égalité de traitement entre les entreprises et de garantir la représentation des salariés. Ce contenu détaille les méthodes de calcul, les catégories de salariés à inclure ou à exclure, ainsi que la temporalité liée au franchissement des seuils.
📋 Avant de procéder au calcul des effectifs dans une entreprise, il convient de prendre en considération les conventions collectives ou accords applicables, ainsi que les différentes catégories de contrats de travail.
✅ Voici les étapes clés à respecter :
🔹 Vérifier les accords collectifs applicables afin d’identifier d’éventuelles stipulations spécifiques concernant le calcul des effectifs
🔹 Prendre en compte tous les contrats de travail, qu’ils soient à durée indéterminée (CDI), à durée déterminée (CDD, sauf remplacement d’un salarié absent), à temps plein, à temps partiel ou intermittents
🔹 Inclure dans l’effectif les travailleurs à domicile ainsi que les cadres titulaires d’un contrat de travail, même s’ils disposent d’une délégation d’autorité les assimilant à l’employeur
📌 Pour calculer l’effectif d’une entreprise, il convient de distinguer avec précision les salariés à inclure et ceux à exclure, en se référant aux textes légaux et à la jurisprudence.
👥 Les salariés à inclure dans l’effectif sont :
🔹 Les salariés en CDI
🔹 Les salariés en CDD (sauf ceux en remplacement)
🔹 Les salariés à temps partiel (comptés au prorata de leur temps de travail)
🔹 Les intérimaires
🔹 Les salariés en période de préavis ou en congé
🔹 Les télétravailleurs
🔹 Les salariés en période d’essai, en formation, en temps partiel thérapeutique
🔹 Les salariés dont le contrat est suspendu (congé parental, maladie prolongée, etc.)
🔹 Les salariés dispensés d’activité mais percevant une rémunération ou une garantie de ressources financée par l’entreprise
🔹 Les cadres titulaires d’un contrat de travail, même lorsqu’ils détiennent une délégation d’autorité
⚠️ Les salariés à exclure de l’effectif sont :
🔹 Les apprentis
🔹 Les stagiaires
🔹 Les mandataires sociaux qui ne sont pas titulaires d’un contrat de travail
🔹 Les salariés en remplacement
🔹 Les titulaires d’un contrat de professionnalisation
⚡ Les seuils d’effectif dans une entreprise déterminent différentes obligations pour l’employeur concernant la mise en place et les attributions du CSE ainsi que la représentation syndicale.
📜 CT, art. L. 2311-2 et L. 2312-1 :
🔹 À partir de 11 salariés, l’employeur a l’obligation de mettre en place un CSE à attributions réduites
🔹 À partir de 50 salariés, le CSE dispose d’attributions étendues et l’employeur doit également permettre la désignation de délégués syndicaux
🔹 À partir de 300 salariés, l’employeur doit organiser l’élection de représentants syndicaux au sein du CSE
📅 Selon l’article L. 2311-2 du Code du travail et le QR ministériel du 16 janvier 2020 n° 98, les seuils d’effectif prévus par la loi sont considérés comme atteints lorsque l’entreprise les franchit pendant 12 mois consécutifs.
⏳ À l’issue de cette période, une nouvelle période de 12 mois débute, durant laquelle l’employeur doit se mettre en conformité avec ses obligations.
⚡ En pratique, cela signifie que l’obligation de mettre en place ou de supprimer un CSE ne dépend pas d’une variation ponctuelle de l’effectif, mais d’un maintien du seuil pendant 12 mois consécutifs.
📊 Ainsi, en cas d’augmentation ou de diminution durable de l’effectif, les obligations de l’employeur évoluent à l’issue de cette période de 12 mois.
🏛️ La jurisprudence a apporté des précisions sur certains cas particuliers relatifs au calcul des effectifs en entreprise :
📌 Soc., 4 mai 1994, n° 91-60.008 : les salariés recrutés en France et rattachés à un établissement français doivent être comptabilisés dans l’effectif de l’entreprise, même s’ils exercent leur travail à l’étranger
📌 Soc., 23 juin 1998, n° 96-42.548 : la baisse des effectifs d’une entreprise en dessous de 50 salariés ne met pas automatiquement fin aux mandats des délégués syndicaux et des représentants de sections syndicales
📌 Soc., 26 sept. 2002, n° 01-60.670 : les cadres titulaires d’un contrat de travail sont inclus dans l’effectif, même s’ils disposent d’une délégation d’autorité qui pourrait les assimiler à l’employeur
❓ Sur les douze derniers mois, une entreprise a compté dans ses effectifs :
8 CDI temps plein,
2 CDI temps partiel (28h/semaine),
4 CDD de 6 mois temps plein,
3 apprentis temps plein,
1 mandataire social sans contrat de travail.
Quel est l’effectif de l’entreprise ?
Un CSE doit-il être mis en place ?
✅ Réponse correcte : B. 11,6 unités, CSE obligatoire
💡 Explication :
8 CDI temps plein = 8 unités ;
2 CDI 28h/35h = 1,6 unités ;
4 CDD × 6 mois/12 mois = 2 unités ;
apprentis et mandataires sans contrat = 0 unité.
Total : 8 + 1,6 + 2 = 11,6 unités.
L’obligation de mettre en place un CSE existe à partir de 11 salariés équivalent temps plein sur 12 mois consécutifs. Ici, l’effectif atteint 11,6 donc l’obligation s’applique.
✔️ Le calcul de l’effectif repose sur des règles précises du Code du travail
✔️ Certains salariés sont inclus dans le calcul, tandis que d’autres sont exclus selon leur statut ou leur type de contrat
✔️ Les seuils de 11, 50 et 300 salariés entraînent des obligations différentes pour le CSE
✔️ Le franchissement d’un seuil doit être constaté pendant 12 mois consécutifs pour être pris en compte
✔️ La jurisprudence précise certains cas particuliers et exceptions qu’il est important de connaître
La leçon suivante explique comment définir le périmètre du CSE (entreprise, établissements, UES) pour une représentation adaptée.
🗺️ Déterminer le périmètre du CSE constitue une étape déterminante pour assurer une représentation adaptée et conforme à la loi.
🎯 Savoir si le CSE doit être mis en place au niveau de l’entreprise, d’un ou de plusieurs établissements distincts, ou d’une unité économique et sociale (UES) a un impact direct sur la représentation des salariés et sur l’organisation du dialogue social.
📖 Ce contenu expose ces notions et leurs modalités d’application concrète.
🔍 Avant de poursuivre, il convient de bien comprendre certains termes clés relatifs à l’organisation des entreprises et à la représentation du personnel :
🔹 Entreprise : structure juridique et économique, dotée d’une personnalité morale, au sein de laquelle les salariés exercent leur activité
🔹 Établissement distinct : entité au sein de l’entreprise, caractérisée par une certaine autonomie de gestion, notamment en matière de personnel
🔹 Unité économique et sociale (UES) : ensemble de sociétés ou d’entités juridiquement distinctes mais présentant des liens étroits, considérées comme une seule entreprise pour la représentation du personnel
⚖️ Pour reconnaître un établissement distinct au sein d’une entreprise, certains critères essentiels doivent être pris en compte selon le Code du travail et la jurisprudence :
🔹 Autonomie de gestion du responsable du site : le responsable doit disposer d’une indépendance dans la gestion quotidienne de l’établissement
🔹 Capacité à prendre des décisions en matière de gestion du personnel : l’établissement doit pouvoir gérer ses propres ressources humaines, notamment en ce qui concerne l’embauche, la gestion et le licenciement du personnel
🔹 Organisation propre et indépendante du reste de l’entreprise : l’établissement doit disposer d’une organisation interne distincte, indépendante des autres entités de l’entreprise
🏢 L’unité économique et sociale (UES) est une notion juridique permettant de regrouper plusieurs entités distinctes sous certaines conditions, afin de les considérer comme une seule entreprise pour l’application de la législation sur la représentation du personnel.
🔄 L’UES regroupe plusieurs personnes juridiquement distinctes (sociétés, associations, etc.) présentant des liens étroits, ce qui permet de les considérer comme une seule entreprise pour la représentation du personnel, sous deux conditions cumulatives : le périmètre et les critères.
📋 Les critères de reconnaissance de l’UES sont cumulatifs :
🔹 Unité économique : il doit exister une concentration des pouvoirs de direction et une similarité ou complémentarité des activités entre les entités
🔹 Unité sociale : il doit y avoir une politique sociale commune, des conditions de travail similaires et une mobilité du personnel entre les différentes entités
📜 CT, art. L. 2313-2 à L. 2313-4 : le nombre et le périmètre des CSE d’établissement peuvent être définis par accord d’entreprise négocié avec les organisations syndicales.
🤝 À défaut de délégués syndicaux, un accord peut être conclu entre l’employeur et le CSE dans les mêmes conditions, ou, à défaut, adopté à la majorité des membres titulaires élus de la délégation du personnel.
⚠️ En l’absence d’accord, l’employeur peut décider unilatéralement.
📜 CT, art. L. 2313-5, R. 2313-1 et R. 2313-2 : les syndicats représentatifs dans l’entreprise, ceux ayant constitué une section syndicale, ou le CSE ayant participé à des négociations non abouties, peuvent contester la décision de l’employeur devant le Dreets du siège de l’entreprise dans un délai de 15 jours à compter de l’information.
⏱️ Le Dreets fixe alors le nombre et le périmètre des établissements distincts dans un délai de 2 mois ; l’absence de réponse vaut rejet.
📜 Soc., 19 avr. 2023, n° 22-13.687 : la décision du Dreets peut être contestée devant le tribunal judiciaire, saisi par voie de requête, dans un délai de 15 jours suivant sa notification, à l’exclusion de tout autre recours administratif ou contentieux.
⚡ En pratique : le découpage du périmètre du CSE se fait d’abord par la négociation d’un accord. À défaut, l’employeur peut décider unilatéralement, mais cette décision peut être contestée devant l’administration (Dreets) puis devant le tribunal judiciaire.
📌 Une entreprise multi-sites, avec plusieurs établissements disposant chacun d’une autonomie de gestion, met en place un CSE d’établissement pour chaque site distinct ainsi qu’un CSE central pour l’ensemble de l’entreprise
📌 Un groupe de sociétés partageant une direction commune et des politiques sociales similaires peut constituer une unité économique et sociale (UES), ce qui permet la mise en place d’un CSE commun à toutes les entités concernées
📌 Une entreprise unique, sans établissements distincts, met en place un seul CSE couvrant l’ensemble des salariés
💡 Pour déterminer la structure du CSE à mettre en place, il convient d’analyser la situation selon les critères suivants :
🔹 CSE unique : il est mis en place dans les entreprises de 11 salariés et plus, sauf si l’entreprise comporte plusieurs établissements distincts
🔹 CSE d’établissement : il est instauré lorsque l’entreprise comporte plusieurs établissements distincts, c’est-à-dire des entités disposant d’une autonomie suffisante en matière de gestion du personnel et d’organisation du travail
🔹 CSE d’UES (unité économique et sociale) : il concerne plusieurs sociétés juridiquement distinctes mais qui forment une unité économique et sociale (direction commune, politique sociale commune, activités complémentaires ou similaires)
💭 Envisageons trois sites distincts travaillant ensemble :
🏢 Un siège administratif avec 10 salariés
🏭 Une usine avec 60 salariés et un responsable autonome
🏪 Une agence commerciale avec 20 salariés et une gestion locale
❓ Si ces trois sites font partie de la même société, quelles configurations de CSE ?
A. Un CSE unique pour tous les sites
B. Un CSE par site (3 CSE)
C. Un CSE central + des CSE d’établissement pour l’usine et l’agence
D. Aucun CSE nécessaire
✅ Réponse correcte : C. Un CSE central + des CSE d’établissement pour l’usine et l’agence
💡 Explication : Si ces trois sites appartiennent à la même société, il faudra mettre en place un CSE central d’entreprise, et des CSE d’établissement pour l’usine et l’agence commerciale (qui disposent d’une autonomie de gestion et dépassent le seuil de 11 salariés).
❓ Si les sites appartiennent à des sociétés différentes mais qui partagent une direction et une politique sociale commune ?
A. Un CSE par société
B. Un CSE d’UES + des CSE d’établissement
C. Aucune obligation
D. Uniquement un CSE central
✅ Réponse correcte : B. Un CSE d’UES + des CSE d’établissement
💡 Explication : Il s’agit d’une UES, et il faudra donc mettre en place un CSE d’UES, et des CSE d’établissement pour l’usine et l’agence commerciale. La mise en place de CSE d’établissement est justifiée par l’autonomie de gestion locale et par le nombre de salariés. Le CSE d’UES est requis si plusieurs sociétés forment une unité économique et sociale.
✔️ Le périmètre du CSE peut correspondre à l’entreprise, à un ou plusieurs établissements distincts, ou à une unité économique et sociale (UES)
✔️ La reconnaissance d’un établissement distinct repose principalement sur l’autonomie de gestion de celui-ci
✔️ La création d’une UES nécessite l’existence d’une unité économique et d’une unité sociale entre plusieurs entités juridiques
✔️ Le découpage du périmètre du CSE peut être réalisé par accord collectif, par décision unilatérale de l’employeur, ou par recours devant la Dreets ou le tribunal judiciaire
✔️ Un découpage adapté du périmètre du CSE garantit une représentation effective de l’ensemble des salariés
La leçon suivante aborde le CSE interentreprises et les représentants de proximité.
🤝 Dans certaines situations, la représentation classique par le CSE ne suffit pas à couvrir les besoins spécifiques des salariés, notamment sur des sites partagés par plusieurs entreprises ou dans des organisations très dispersées.
🎯 Le CSE interentreprises et les représentants de proximité constituent des solutions prévues par la loi pour adapter la représentation à la réalité du terrain.
📖 Ce contenu expose les conditions de mise en place de ces dispositifs et leur contribution au dialogue social au plus près des salariés.
🔗 Le CSE interentreprises est un dispositif spécifique permettant de répondre à des problématiques communes à plusieurs entreprises situées sur un même site ou dans une même zone géographique.
📋 Voici les principales caractéristiques de ce dispositif :
🔹 Il concerne des sites ou zones géographiques où plusieurs entreprises partagent des problématiques communes, comme les centres commerciaux, les chantiers ou les zones industrielles
🔹 ⚠️ La création d’un CSE interentreprises ne remplace pas les CSE existants dans chaque entreprise concernée ; ceux-ci continuent d’exister et de fonctionner
🔹 Le CSE interentreprises permet de traiter des questions collectives relatives à la sécurité, à la santé ou à l’organisation du travail qui concernent l’ensemble des entreprises du site ou de la zone
✅ La création et le fonctionnement du CSE interentreprises sont encadrés par un accord collectif spécifique.
📋 Voici les principales étapes et éléments à prendre en compte :
🔹 Négociation d’un accord collectif interentreprises entre les employeurs concernés et les organisations syndicales représentatives
🔹 Définition du nombre de membres composant la délégation du personnel ainsi que des modalités de leur désignation ou élection
🔹 Précision des missions attribuées au CSE interentreprises et des modalités de son fonctionnement
💼 Les représentants de proximité jouent un rôle important pour assurer une représentation des salariés au plus près de leurs préoccupations.
📋 Voici les principales caractéristiques concernant leur mise en place et leurs missions :
🔹 La mise en place des représentants de proximité ne peut se faire que par un accord d’entreprise, qui détermine également le nombre et le périmètre des établissements concernés
🔹 Les représentants de proximité sont désignés soit parmi les membres du CSE, soit par ces derniers parmi les salariés de l’entreprise (ils ne peuvent pas être désignés par les organisations syndicales ni être élus directement par les salariés)
🔹 Leurs missions sont principalement axées sur la santé, la sécurité, les conditions de travail et la proximité avec les équipes, afin de répondre aux besoins des salariés sur le terrain
📌 Dans un centre commercial où plusieurs enseignes partagent les mêmes locaux, un CSE interentreprises peut être créé pour traiter les questions de sécurité ou de gestion des espaces communs
📌 Sur un grand chantier du BTP impliquant plusieurs entreprises, un CSE interentreprises permet de coordonner la prévention des risques
📌 Dans une entreprise disposant de nombreux petits sites ou agences, la mise en place de représentants de proximité facilite la prise en compte des besoins spécifiques de chaque équipe, notamment en matière de conditions de travail ou de sécurité
Cas n° 1 : parc d’activités avec cinq entreprises de tailles différentes partageant des locaux et des services communs
❓ Quelle solution de représentation mettre en place ?
✅ Réponse : CSE interentreprises
💡 Explication : Selon le Code du travail (article L. 2313-8), un CSE interentreprises peut être instauré dans les établissements où plusieurs entreprises exercent simultanément ou successivement leur activité, notamment lorsqu’elles partagent des locaux ou des services communs.
🎯 Ce dispositif permet de traiter collectivement les questions de santé, sécurité et conditions de travail qui concernent l’ensemble des entreprises présentes sur le site. Il favorise la coordination et la cohérence des actions de prévention, tout en assurant une représentation des salariés sur les sujets communs.
❓ Quelle solution de représentation mettre en place ?
✅ Réponse : CSE interentreprises
💡 Explication : Selon le Code du travail (article L. 2313-8), un CSE interentreprises peut être instauré dans les établissements où plusieurs entreprises exercent simultanément ou successivement leur activité, notamment lorsqu’elles partagent des locaux ou des services communs.
🎯 Ce dispositif permet de traiter collectivement les questions de santé, sécurité et conditions de travail qui concernent l’ensemble des entreprises présentes sur le site. Il favorise la coordination et la cohérence des actions de prévention, tout en assurant une représentation des salariés sur les sujets communs.
Cas n° 2 : société nationale avec 30 agences de moins de 10 salariés chacune
❓ Quelle solution de représentation mettre en place ?
✅ Réponse : Représentants de proximité
💡 Explication : Dans cette situation, il n’est pas obligatoire de mettre en place un CSE dans chaque agence, car le seuil légal pour l’instauration d’un CSE est de 11 salariés.
🎯 Cependant, si un CSE existe au niveau de l’entreprise ou de l’établissement principal, il peut être pertinent de désigner des représentants de proximité dans chaque agence.
✅ Ces représentants permettent d’assurer une représentation locale des salariés, de relayer leurs préoccupations et de traiter les questions spécifiques à chaque site. Ce dispositif répond à l’objectif de proximité et d’écoute, tout en respectant le cadre légal qui prévoit la possibilité de désigner des représentants de proximité par accord collectif (article L. 2313-7 du Code du travail).
✔️ Le CSE interentreprises permet de traiter les problématiques communes à plusieurs entreprises situées sur un même site ou dans une même zone
✔️ La création d’un CSE interentreprises repose sur un accord collectif interentreprises et ne supprime pas les CSE existants dans chaque entreprise
✔️ Les représentants de proximité sont désignés par accord d’entreprise afin de renforcer la représentation locale des salariés
✔️ Les représentants de proximité interviennent principalement sur les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail
✔️ Ces dispositifs constituent une réponse adaptée aux organisations complexes ou dispersées
La leçon suivante présente une synthèse des points clés ainsi que des points de vigilance à prendre en compte lors de la mise en place du CSE.
📝 Cette synthèse marque la conclusion du module consacré à la mise en place du CSE. Elle a pour objectif de consolider les connaissances, de mettre en évidence les points de vigilance essentiels et de préparer à l’application pratique de ces notions.
🎯 Le retour sur les éléments clés et l’identification des erreurs fréquentes permet d’aborder le quiz final et l’exercice du rôle d’élu dans de meilleures conditions.
⚡ Le CSE est obligatoire dans toute entreprise d’au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs
⚡ Le calcul de l’effectif doit respecter des règles précises et inclure ou exclure certaines catégories de salariés
⚡ Le périmètre du CSE peut être l’entreprise, un ou plusieurs établissements distincts, ou une unité économique et sociale (UES)
⚡ Des dispositifs spécifiques existent pour les situations complexes : CSE interentreprises, représentants de proximité
⚡ La mise en place et le fonctionnement du CSE reposent sur des accords collectifs ou, à défaut, sur des décisions unilatérales contestables
⚡ La représentation doit toujours garantir l’expression de l’ensemble des salariés concernés
🔸 Ne pas oublier d’inclure tous les salariés concernés dans le calcul de l’effectif, y compris les temps partiels ou les contrats spécifiques
🔸 Vérifier que le franchissement des seuils est bien constaté sur 12 mois consécutifs avant de déclencher ou de supprimer le CSE
🔸 S’assurer que le découpage des établissements distincts repose sur des critères objectifs et transparents
🔸 Anticiper les évolutions d’effectif pour éviter les oublis lors du renouvellement du CSE
🔸 Prendre en compte les recours possibles en cas de désaccord sur le périmètre ou sur la suppression d’un CSE
📍 Vérifier régulièrement l’évolution de l’effectif afin d’anticiper les obligations légales et réglementaires liées au CSE
📍 S’impliquer dans les négociations d’accords collectifs concernant le périmètre ou le fonctionnement du CSE
📍 Documenter soigneusement chaque étape de la mise en place ou de la modification du CSE pour garantir la traçabilité et la conformité des démarches
📍 Solliciter l’avis d’experts ou consulter les textes officiels en cas de doute sur les droits ou les obligations
🔑 Toujours se référer aux textes légaux et à la jurisprudence pour toute question complexe
🔑 Prendre le temps d’analyser la situation de l’entreprise avant toute décision relative au CSE
🔑 S’assurer que chaque salarié bénéficie d’une représentation adaptée à sa situation
🔑 Communiquer clairement avec l’ensemble des parties prenantes lors de la mise en place ou de la modification du CSE
La leçon suivante propose un quiz final pour évaluer vos connaissances.
📝 Ce quiz final permet d’évaluer les connaissances et de renforcer la compréhension des points clés abordés. Il s’agit d’un outil d’auto-évaluation.
✅ Après chaque question, une correction détaillée et une explication juridique sont fournies.
❓ À partir de quel seuil d’effectif la mise en place d’un CSE est-elle obligatoire dans une entreprise ?
A. 5 salariés
B. 11 salariés
C. 20 salariés
D. 50 salariés
✅ Réponse : B
💡 Explication : Selon l’article L. 2311-2 du Code du travail, l’employeur doit créer un CSE à attributions réduites dans les entreprises d’au moins 11 salariés, si ce seuil est atteint pendant 12 mois consécutifs.
❓ Une entreprise étrangère qui emploie 15 salariés en France doit-elle mettre en place un CSE ?
A. Oui, car elle emploie des salariés en France
B. Non, car son siège est à l’étranger
C. Oui, uniquement si elle a plus de 50 salariés
D. Non, sauf accord collectif
✅ Réponse : A
💡 Explication : Soc., 3 mars 1988, n° 86-60.507 : les lois sur la représentation des salariés s’appliquent à toutes les entreprises exerçant leur activité en France, quelle que soit leur nationalité. Une entreprise étrangère employant des salariés en France doit donc mettre en place un CSE si le seuil est atteint.
❓ Parmi les personnes suivantes, lesquelles sont incluses dans le calcul de l’effectif pour le CSE ?
A. Les apprentis
B. Les salariés en CDI à temps plein
C. Les stagiaires
D. Les mandataires sociaux sans contrat de travail
✅ Réponse : B
💡 Explication : CT, art. L. 1111-2 : sont pris en compte dans l’effectif les salariés en CDI à temps plein ou à temps partiel, intermittent, à durée déterminée (hors remplacement) ou indéterminée, ainsi que les travailleurs à domicile. Les apprentis, stagiaires et mandataires sociaux sans contrat de travail sont exclus.
❓ Dans quelle situation doit-on mettre en place un CSE d’établissement ?
A. Dans toute entreprise multi-sites
B. Dès qu’un site compte au moins 10 salariés
C. Lorsqu’un établissement distinct présente une autonomie de gestion
D. Uniquement dans les entreprises publiques
✅ Réponse : C
💡 Explication : CT, art. L. 2313-1 et Soc., 19 déc. 2018, n° 18-23.655 : la reconnaissance d’un établissement distinct repose principalement sur l’autonomie de gestion, notamment en matière de personnel. Ce critère détermine la nécessité de mettre en place un CSE d’établissement.
❓ Quel dispositif permet de traiter les problématiques communes à plusieurs entreprises d’un même site ?
A. Le CSE central
B. Le CSE interentreprises
C. Les représentants de proximité
D. Le comité de direction
✅ Réponse : B
💡 Explication : CT, art. L. 2313-9 : lorsqu’il existe des problématiques communes à plusieurs entreprises d’un même site ou d’une même zone, un accord collectif interentreprises peut mettre en place un CSE interentreprises pour traiter ces questions.
Félicitations !
Vous avez terminé le module M01-Mise en place et périmètre du CSE. Vous disposez maintenant d’une vision complète des règles encadrant l’obligation de créer un CSE, le calcul des effectifs et le choix du périmètre d’implantation. Ces connaissances vous permettront d’identifier les obligations applicables et de sécuriser vos décisions.